top of page
  • Julie

Faire le récit de sa vie

Faire le récit de sa vie, pourquoi pas ? Longtemps cantonné aux seules histoires de personnes célèbres, le récit biographique s’est démocratisé. Aujourd’hui, de plus en plus de gens se lancent dans une démarche autobiographique, raison pour laquelle de nombreux écrivains publics se spécialisent dans ce type de prestation.


Un récit de vie : pour quoi faire ?


Entreprendre un récit autobiographique est une démarche hautement personnelle, intime, même. Ecrire sur soi implique une part d'introspection importante. Raconter sa vie c’est se raconter, se livrer. C'est une démarche chargée de sens.


Le livre autobiographique découle d'une volonté de mémoire. La personne qui décide de raconter sa vie souhaite témoigner, transmettre, partager. Écrire sa propre histoire de vie, c'est partager avec le lecteur.


Quel lecteur ? Tout dépend de la finalité de l'ouvrage.

Souvent, les personnes qui demandent les services d’un écrivain public pour leur projet biographique désirent léguer à leurs proches un témoignage, un souvenir. Dans ce cas, l’ouvrage est tiré à quelques exemplaires distribués dans le seul cercle intime du sujet. Le récit rédigé constitue alors un héritage familial. Il s'inscrit dans l'histoire familiale et vient étoffer, resserrer même peut-être, les liens familiaux.


Dans le cas d’un récit destiné à être publié et commercialisé, le lectorat potentiel est évidemment bien plus large. L’intention sous-jacente au récit biographique diffère aussi. On peut souhaiter diffuser un témoignage concernant un événement historique, un enjeu de société ou une expérience hors du commun. Mais la encore, il s'agit de transmettre une histoire.

Que le ton choisi se fasse plus grave ou plus léger, le rapport au lecteur diffère. Non que le livre ne puisse tisser une forme de rapprochement, voire de complicité, mais la dimension mémorielle et affective est différente.


Quel est le contenu d’un récit de vie ?


Chaque existence est évidemment singulière. Chaque individu possède une personnalité, un parcours et des aspirations qui lui sont propres. Toute histoire de vie sera donc composée d'éléments différents selon le vécu de l'être qui est à la fois son centre, son fil conducteur et son initiateur.


Mais faire un récit de vie, cela implique de procéder à des choix.


Le premier qui me vient à l'esprit est celui de la période retracée. Souhaitez-vous composer l'histoire de toute votre vie, ou seulement d'un épisode ? Vous pourriez ainsi avoir pour projet de raconter votre jeunesse et vos études, un voyage important ou encore votre grossesse.


Par ailleurs, le ton adopté donnera une coloration toute particulière à votre histoire. Celui-ci peut être neutre - il l'est rarement - humoristique ou au contraire grave ; il peut varier selon les passages évoqués.


L'angle sous lequel le récit est relaté peut également varier.

La majeure partie des récits de vie composés avec l'aide d'un écrivain public sont écrits à la première personne. Ils appartiennent pleinement au genre autobiographique, et ce même si le sujet de l'histoire n'a pas lui-même couché sur le papier les mots qui constituent le livre. L'écrivain s'efface alors, son nom n'apparaît pas sur la couverture. Il ou elle cède éventuellement ses droits d'auteur au client. Ces différents points sont définis ensemble, préalablement au début de la rédaction de l'ouvrage.


Mais on peut opter pour un autre choix narratif : celui d'un récit à la troisième personne. Il ne s'agit dans ce cas pas d'une autobiographie mais d'une biographie*. Le nom de l'écrivain-biographe apparaît alors logiquement sur la couverture, et il ou elle touche des droits d'auteur sur les éventuelles ventes.


*J'ai prévu de rédiger prochainement un article expliquant les différences entre les termes "biographie" et "récit de vie". Ces deux expressions sont effectivement couramment employées de manière interchangeable, mais ne renvoient pas tout à fait à la même chose.


Comment écrire son histoire de vie ?


Faire le récit de sa vie, ou d’une partie de sa vie, est un projet qui requiert à la fois organisation, exigence et recul réflexif.

  • Organisation. Comment procéder ? Par où commencer ? Sur quels moments décider de porter l'accent ? Comment structurer l'ensemble ?

  • Exigence. J'ajouterais auto-discipline. Car la réalisation d'un récit autobiographique est un travail de longue haleine, qui exige de la régularité. Entre la difficulté à se pencher sur des événements parfois lointains, le risque de s'éparpiller, le danger d'une trop grande complaisance, peut-être, il n'est pas toujours aisé de mener un tel projet à terme sans accompagnement.

  • Recul réflexif. Raconter sa vie implique de revenir sur des épisodes plus ou moins éloignés dans le temps. Mais il ne s'agit pas seulement de relater des faits. Encore que cette seule tâche revête une complexité plus grande qu'il n'y paraît de prime abord, tant le regard et la perception que nous avons de nos expériences passées peuvent évoluer au fil du temps. Il convient également d'exercer une forme d'analyse de ces événements. Qu'apportent-ils à mon histoire ? En quoi ont-ils influé sur le cours de ma vie, sur la construction de la personne que je suis aujourd'hui ?

Pour toutes ces raisons, auxquelles peuvent s'en ajouter d'autres (inconfort pour prendre la plume, volonté de professionnalisme, etc.), faire appel à un écrivain public biographe est une bonne solution. Le prestataire en écriture professionnel accompagne la personne désireuse d'écrire son récit de vie. Il l'aide à construire son projet, guide sa réflexion en l'aidant à avancer tout en veillant à ce qu'elle ne digresse pas outre mesure.


Concrètement, la réalisation d'un récit de vie par un écrivain professionnel débute par un entretien préparatoire. Celui-ci a pour but de déterminer les grandes lignes du projet, de fixer un calendrier prévisionnel de mise en œuvre, de mettre au clair les conditions d'exécution.


Ensuite, la réalisation s'échelonne au gré d'entretiens dont le nombre et la durée sont établis au préalable. L'écrivain recueille la parole et aide par ses questions la personne qui livre son témoignage, raconte son expérience, à avancer. Suite à chaque entretien, il ou elle met en forme ses notes et propose un écrit correspondant au client. Celui-ci peut demander des modifications ; l'échange est toujours au centre du processus.


Pour ma part, je privilégie des entretiens d'une heure (maximum 1h30), espacés d'au moins trois semaines. Je pense en effet qu'il vaut mieux étaler dans le temps plutôt que de vouloir trop grouper. D'une part pour avoir le temps de travailler sereinement sur le contenu et proposer un écrit de qualité au client. Et d'autre part parce que pour le client, se replonger ainsi dans ses souvenirs de manière "intensive" peut être énergivore.

A l'issue de la série d'entretiens, une mise en forme finale des différents chapitres est élaborée.

Outre le texte du livre, certains écrivains biographes offrent des prestations complémentaires. Je propose par exemple l'insertion de photographies et la composition de la première de couverture.


Contactez-moi pour toute demande d'informations concernant votre projet biographique.


15 vues0 commentaire
bottom of page